L’avenir des professionnels de la communication

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Une convergence pluridisciplinaire entre SEO, CM, RP et inbound marketing

relations_presseCe n’est pas nouveau, l’ère du numérique a bouleversé notre façon de rechercher fondamentalement une information. Les médias traditionnels papier ne sont plus les seuls fournisseurs de contenu, et les internautes décident des supports qu’ils lisent et plébiscitent.  

Internet est un lieu global d’échange où les compétences ne sont pas compartimentées, car les internautes ont leurs propres choix de cheminement de l’information et de la découverte. Un lieu qui mélange médias traditionnels, blogueurs, marques, médias sociaux et applications numériques. Les influenceurs sont, de nos jours, potentiellement partout.

L’avènement des réseaux sociaux a renforcé le virage que doivent prendre aujourd’hui les différents acteurs de la communication des entreprises et des marques. Quelque soit les métiers, SEO, Community Manager, Relations publics et Content Marketer, doivent dorénavant faire naître des synergies afin d’entamer une convergence mutante pluridisciplinaire.  

Alors quel avenir peut-on imaginer pour ces professionnels avec la révolution digitale et sociale en place ?  Et comment gérer cette profonde mutation au sein des équipes ? 

Voici le point de vue et les réflexions des différents acteurs du secteur :

L’avenir des agences digitales dans les sites et le SEO

les-pros-de-la-comInternet a inventé une nouvelle forme d’information facilement accessible à tous. Ou presque tous, car avec la progression des infrastructures tout autour de la terre, d’ici quelques années même les pays les moins développés auront un accès internet.

Si internet a contribué à faire des carrières et en fait toujours, les métiers qui en découlent nécessitent une veille permanente dans son secteur. Ce qui induit obligatoirement de se spécialiser pour mieux satisfaire les clients et gagner en efficacité.

Cependant cette segmentation de compétences n’a pendant longtemps pas été visible, car pour éviter de se fermer des portes, les agences pure-players et les freelances ont proposé des années durant la panoplie des grandes boîtes de com’ parisiennes, sans en maîtriser tous les aboutissants.

Du côté du référencement, on a pu voir au cours des années 2000, des prestations SEO rattachées à la création d’un site, sans expertise, ni connaissance technique sur les moteurs de recherche. Le référencement ne se résumant pas à la soumission massive dans les annuaires, certains clients mécontents ont commencé à douter de l’intérêt de la visibilité dans le search.

L’expertise pointue n’est poas innée, elle demande de se tenir informé, d’échanger, de tester et de rester humble, car positionner des mots clés concurrentiels dans Google n’est que le résultat d’une stratégie bien pensée en amont.

Alors est-ce que les agences globales ont de l’avenir ou mieux vaut se tourner vers une agence digitale spécialisée ? A en croire les annonceurs, il n’y a pas de réponse toute faite. D’après l’étude de Limelight, les 2/3 des agences du panel ont collaborées avec un ou plusieurs acteurs du digital en 2012, dont la moitié avec des pure-players, 23% avec des agences globales et 31% avec des groupes intégrant plusieurs agences.

La création de site web de plus en plus concurrentielle

La publicité pour 1and1 mywebsite nous le vend comme tel, construire un site web n’a jamais été aussi facile, même sans connaissances particulières. Et pourtant, cela n’a pas découragé de nombreux apprentis programmeurs qui se sont mis aux manettes d’agences web pour créer et vendre des sites aux entreprises.

Le métier devient difficile avec les auto-entrepreneurs peu expérimentés qui cassent les prix et fournissent parfois un service approximatif, sans valeur ajoutée sur le long terme. Ceci sans compter les agences en outsourcing implantées dans les pays en voix de développement où le salaire moyen est compris entre 200$ et 400$ par mois. C’est le jeu de la mondialisation, et certains cherchent par tous les moyens à trouver un partenaire étranger ou implanter une filiale en Afrique ou en Asie pour améliorer leurs marges.

Mais la compétence d’une agence web créatrice et éditrice de site, est avant tout son expertise. Sa faculté de comprendre le besoin du client et d’apporter une solution adaptée en tenant compte des actualités et tendances du secteur afin de réduire l’obsolescence prématurée. Voilà ce que cherchent les entreprises en quête d’un site web.

Le SEO de plus en plus technique

Si un bon commercial peut tout vendre, il est quand même prudent de s’assurer un minimum de compétence d’un prestataire avant de signer le bon de commande. Car le référencement demande une bonne dose de jugeotte, des connaissances techniques fondamentales, une base minimale dans les algorithmes, la vectorisation des corpus textuels indexés et une veille incessante sur les changements opérés par les grands moteurs de recherche, comme Google, Bing, Yahoo ! et le petit français Qwant.

Mais la visibilité du référencement naturel nécessite de l’implication et de la patience pour capitaliser une réputation et asseoir une stratégie rentable. Ce qui est difficilement perçu par les PME françaises qui ont encore du mal à comprendre l’enjeu du contenu rédactionnel, l’utilisation de mots clés et ne sont pas toutes prêtes à rémunérer un référenceur ou un community manager pour piloter leurs réseaux sociaux.

Les grandes marques internationales quant à elles, ont de grandes attentes de la communication digitale pour les années à venir. C’est pourquoi elles se tournent de plus en plus vers les pure-players, avec l’envie de tisser des liens durables avec des experts et avec parfois l’envie d’acquérir directement une agence digitale par l’achat pour internaliser les compétences.

 

Pour perdurer, les référenceurs devront, comme tous les acteurs de la communication online ou offline, converger vers de nouveaux modèles de prestations intégrant des compétences pluridisciplinaires en interne ou en sous-traitance.

Les réflexions possibles:

–          Groupement d’agences et de compétences
–          Outsourcing
–          Rachat de pure-players

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